L’autre côté

Il existe un lieu serein et isolé
Où les rêves naissent et se concrétisent,
Un lieu perdu entre les eaux
Où je suis qui je suis
Sans être masquée.

Dans ce lieu, je trouve le repos,
Le silence, la quiétude et l’écho
de mes pensées se fait murmure.

Pour y parvenir, il faut traverser
Le pont des souvenirs, de la culpabilité,
Le laisser derrière soi, lentement dériver,
Devenir un point dans l’horizon d’or.

Je m’allonge sur le bois et m’endors,
Le soleil se couche sur ma vie,
Les étoiles m’appellent et je m’évapore.

 

the other side light

 

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Amour

L’amour est un art à ne pas négliger, à quel maitre demander de nous l’enseigner ?

Peut-être savons nous déjà, pas besoin de cours, juste d’application
un peu tous les jours et faire attention de ne pas oublier.
J’aime, je t’aime, peu importe si ce n’est pas réel, palpable et si tu ne sais pas.
Je t’aime sans condition, sans fin, sans peur, avec finesse, lenteur, passion.

L’amant

Dans la nuit, je descends
me glisse sur ta peau,
Joli songe, ton amant
N’est que l’ombre d’un désir.

Le souffle sur ton cou
Te glace les os,
Tu frissonnes mon amour
Sous mon corps impatient.

Mes mains cherchent la flamme
Ton regard m’interrompt
Il m’évite, me chasse,
Me rappelle avec passion.

Tu es à moi, prisonnière
De ton envie, esclave
De tes sens, mon essence
Devenue inéluctable.

Toi

Il est des temps sombres et brumeux,
Des temps que l’on sait incertains,
Peut-être un jour prendront-ils fin,
Laissant place aux jours heureux.

Cœur reposé au creux de toi,
Pensées apaisées par ta voix,
Mon abri, mon salut, tes bras,
Tes yeux, mon océan, mon monde,
Trop vaste pour être parcouru,
Trop profond pour être sondé,
Racines amoureuses entrelacées.
Curieuse, avide de toi Nécessaire,
Je m’endors dans ton univers
Qui devient mien au fil des heures,
Fantasme réel, loin de la peur.

Coïncidence

Coïncidence blanche,
Les mêmes mots et pensées
Tombent en avalanche
Des esprits tourmentés.
Tu cries presque mon nom,
Je réponds à tes jeux,
Lectrice inconnue du
Poète aperçu par
Hasard du Soleil
Qui cherche la Lune,
La Rose sans pareil
Ou la bonne fortune.
Chance d’ignorance
Sollicite un avis
Sur les mots d’apparence
Amoureux bien transis.
Fort de la mort,
Réconfort d’une étoile
Perlée de sourires
Naissants d’un soupir.

Silence

Notre silence est un son que j’adore.
Ton regard dans le mien, mer d’azur, c’est notre langage.
Ne rien savoir de toi,
Ni ton prénom, ni le son de ta voix,
Ni la douceur de tes mains.
Attendre…
L’instant où tout bascule.
Peut-être en mal, peut-être en bien.
Complicité éphémère, une étincelle dans le ventre.
Ne marche pas vers moi,
Cette distance est le lien qui nous unit,
Fébrile et imperceptible jusqu’à
La cassure franche et tant redoutée.

Chanson Fantôme

Il est des airs que l’on réprime,
Musique classique à la rime,
Des mélodies parfois sublimes,
Des soupirs et murmures intimes.

Ta voix je ne l’entends pas,
Pourtant le piano est là,
La symphonie n’attend que toi,
Mais pauvre d’elle, tu t’en vas.

Les mots glissent sur le papier,
Les sons se font muets,
Autrefois tu savais t’exprimer,
En un cri sauvage, tourmenté.

Maintenant c’est un vrai supplice,
Les notes sont un ancien délice,
La gorge nouée abandonne
La complainte qu’elle seule fredonne.